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Rapport d'étude documentation sur la Gestion Intégrée des Ressources en Eau dans les régions Anosy et Androy



rapport May 2026 ; 119 pages
Ed. PNUD - Antananarivo
Téléchargeable sous format: PdF (2 730 ko)
Résumé:
Le Grand Sud de Madagascar est confronté à un déficit hydrique structurel, aggravé par les effets du changement climatique. Depuis 1961, la région enregistre une hausse des températures de 1,6°C, et les projections indiquent une diminution des précipitations de 15 à 20 %. Dans ce contexte, la présente étude documentaire a été réalisée dans le cadre du programme conjoint « Pacte Vert – Résilience », mis en oeuvre par le PNUD en partenariat avec la FAO, le PAM et l'UNICEF, avec le financement de l'Union européenne.
L'étude vise à constituer le socle technique, scientifique et institutionnel nécessaire à l'élaboration de Plans de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) dans les régions Anosy et Androy, avec un focus sur les communes d'Ambanisarika, Antanimora Sud et Marotsiraka.
La démarche repose sur une revue de 353 documents sélectionnés parmi 405 recensés, selon une grille multicritère pondérée. Elle a été complétée par une mission de terrain auprès de plus de 15 parties prenantes (système des Nations Unies, ONG, collectivités territoriales, secteur privé).
Les ressources en eau de surface sont majoritairement éphémères ; seul le fleuve Mandrare présente un caractère pérenne. Les eaux souterraines, bien que vitales, souffrent d'une salinisation croissante en zone côtière et d'une qualité physico-chimique très hétérogène, seulement 40 % des points d'eau respectent les normes OMS en termes de minéralisation. Sur le plan des infrastructures, plus de 2 000 forages ont été implantés depuis les années 1970, mais une part importante est aujourd'hui hors service, avec des pertes en ligne pouvant atteindre 37 %. Les taux de desserte en eau potable restent très faibles : 36 % en milieu rural dans l'Androy, 39 % en Anosy. La corvée d'eau incombe quasi exclusivement aux femmes et aux filles, qui y consacrent jusqu'à trois heures par jour. Les niveaux de pauvreté multidimensionnelle atteignent 91,7 % en Androy et 82,6 % en Anosy. Sur le plan institutionnel, les comités de bassin prévus par le Code de l'eau restent inopérants dans ces régions, et le régulateur sectoriel (SOREA) n'est pas encore opérationnel. Ces lacunes favorisent des conflits d'usage entre besoins domestiques, irrigation agricole, élevage et activités minières.
L'étude propose une stratégie articulée autour de quatre axes : (i) moderniser la connaissance de la ressource par un suivi hydrologique systématique et des bases de données géoréférencées ; (ii) renforcer le cadre institutionnel par l'activation des comités de bassin et l'opérationnalisation de la SOREA ; (iii) élaborer des plans GIRE à l'échelle des bassins versants en adoptant des technologies résilientes ; (iv) développer des partenariats public-privé adaptés au contexte rural pour garantir la pérennité des services.

Publics-Cibles:

Association , Acteurs de coopération , Ingénieur, concepteur , Décideurs locaux ou nationaux

Mots clefs:

gestion de la ressource en eau (CI) (DT) (OP) (ope) , sécheresse (CI) (DT) (OP) (ope)

Pays concerné:

Madagascar (CI) (DT) (OP)

Editeur/Diffuseur:

PNUD - Programme des Nations Unies pour le Développement - Antananarivo - Madagascar
    

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